Unique Seafood Experience

News

Nalini Parasuraman : l’amour en héritage

Vous voulez goûter à des plats qui regorgent de saveurs et… d’amour ? Destination :  Cap-Malheureux pour vous laisser surprendre par les mets délicieux d’un duo mère-fils qui promet plein de surprises.

Le calme… Et un doux parfum d’ail qui flotte dans l’air. Il est 15 heures et nous sommes à la rue Pavillon, à Cap-Malheureux. Sur le panneau, à l’entrée du restaurant Amigo, une photo d’Ambigah Parasuraman, les yeux pétillants et le visage rayonnant. Un peu comme une invitation à venir découvrir son petit monde.

Ce sourire, ils sont nombreux à l’avoir croisé. Surtout ceux qui aimaient s’inviter à la table de ce grand chef. Lui, l’âme qui a donné une identité et un esprit à ce lieu qui, depuis 1985, raconte bien des histoires… Des plus belles aux plus tristes. Comme ce jour sombre de 2005 où, surpris par un infarctus, il a à jamais fermé les yeux.

«Ambigah n’est plus là mais nous continuons le travail qu’il a commencé»,nous confie d’emblée sa veuve Nalini Parasuraman. Elle a tout appris, dit-elle, de celui qui a fait de ce restaurant familial un haut lieu où priment le savoir-faire, la qualité des produits et la cuisine savoureuse à base de fruits de mer. «Certes, il était un bon époux mais aussi un excellent père pour ses trois fils : Kavinen (20 ans), Yovissen (18 ans) et Kovishen (12 ans) mais sa vie, c’était surtout son restaurant», poursuit Nalini qui a été, maintes et maintes fois, témoin de l’amour et du dévouement de son époux.

«Il a commencé tout petit. À l’époque, son père Rajoo gérait un bar-tabagie. Ambigah, s’est toujours investi et a toujours été motivé par une seule chose : le développement du business familial»,raconte Nalini sous le regard de son fils Kavinen qui a aujourd’hui repris la barre du restaurant. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, raconte le jeune homme, il a toujours vu son père au four et au moulin dans cet endroit riche en événements qui, de 1992 –  quand il est devenu un restaurant – à 1997 – quand il s’est installé à l’étage –, n’a cessé de grandir et de s’améliorer. «Mon époux savait tout faire. Il était tantôt en cuisine, tantôt en salle, proche de ses employés et encore plus de ses clients venant d’Europe ou d’autres parties du monde», souligne Nalini.

Si à l’époque, elle se donne à fond dans son rôle de mère au foyer, elle n’est jamais loin du restaurant – la famille habite non loin –, et a été aux premières loges pour vivre les années de gloire du restaurant : «De par l’investissement de mon époux et la qualité des produits, notamment desfruits de mer, le restaurant s’est vite bâti une solide réputation.»Ses fines tranches de poisson cru mariné à l’éxotique sur un lit de sorbet au citron, son gratin de fruits de mer dans sa coquine de bénitier, son cocktail Ambigah ou encore ses rhums arrangés deviennent vite des références. 

À tel point que son adresse se transforme en passage obligé pour les touristes et même des personnalités. «Je me souviens particulièrement du jour où mon époux est venu m’annoncer que nous allions accueillir Jacques Chirac, alors président de la France. J’avais un peu de mal à y croire jusqu’au moment où ses gardes du corps ont débarqué dans le resto pour venir s’assurer de la sécurité chez nous. C’est à ce moment-là que j’y ai vraiment cru.»

 

«Concurrences déloyales»

Entre ce moment magique, face à l’émerveillement de Jacques Chirac s’extasiant devant leur plateau de fruits de mer – un des plats signature du Amigo –, et d’autres rencontres inoubliables comme celles avec Emannuelle Béart, Chantal Goya ou encore Julien Lepers, Nalini a rencontré beaucoup de personnes. Tout cela, grâce à la personnalité de son défunt époux : «Il illuminait une pièce par sa seule présence. Tout ce que je sais maintenant, je l’ai appris de lui. Il est décédé à 36 ans, non sans avoir marqué plus d’un de par sa personnalité et sa joie de vivre.»

Même si Nalini dit être passée par des périodes très difficiles après la mort de son époux – «concurrences déloyales» de la part de membres de sa famille, récession, entre autres –, il lui a fallu remonter la pente : «Pour Ambigah, pour nos enfants, pour ses clients fidèles qui revenaient à chaque fois, il me fallait continuer son œuvre.» Et son courage, elle le puise dans l’affection qu’elle porte à ses enfants : «Il y a une part de leur père dans chacun d’eux.» C’est maintenant sur son aîné Kavinen qu’elle peut s’appuyer pour le restaurant : «J’ai été très heureuse quand mon fils m’a dit qu’il voulait travailler dans le resto. À un moment, il était confronté à un choix : poursuivre des études économiques ou se tourner vers la restauration.» 

C’est finalement son amour pour la cuisine et surtout pour le business familial qui l’a emporté. «C’était pour moi comme une évidence d’emprunter cette voie», nous dit le jeune homme qui vient de compléter ses études à Vatel et qui a fait ses premières armes dans quelques hôtels de l’île mais aussi à Paris où il a travaillé dans un grand palace.

Désormais, il marche sur les pas de son père. Et avec sa mère, il constitue un duo de choc qui, entouré d’une petite équipe dynamique, continue de ravir les palais. «Ce que je recherche, c’est de susciter le wow effectchez tous ceux qui passent la porte du resto. De la cuisine à l’ambiance, en passant par le lien qu’on a avec le personnel et les clients, on veut que le passage chez nous soit une expérience à vivre», confie le jeune homme.

Dans un décor agréable, avec des couleurs chaudes et dans un espace accueillant, le restaurant new-look qui vient de passer par une phase de rénovation est une invitation à une petite balade gourmande. Mais pour la mère et le fils, c’est aussi un hymne à l’amour.

Et quand les plats sortent de cuisine, c’est un véritable festival pour le palais alors que les yeux se régalent et les papilles dansent de bonheur. Et les plats se déclinent dans tous leurs états. Bref, des plats à rendre complètement…food !

Source: 5Plus Dimanche


Back to list